Communiqués de presse

Opération sécurité routière

 
 
Opération sécurité routière

   

Le premier semestre de l’année 2020 se révèle moins meurtrier que ceux des années 2018 et 2019. Si le nombre d’accidents, de tués et de blessés est en baisse par rapport aux premiers semestres des années 2018 et 2019, il reste important au regard des mesures de restrictions de déplacements durant la période de confinement.

Le préfet de la Meuse a conduit aujourd’hui une opération de sécurité routière en faisant la promotion de l’éthylotest anti-démarrage, instrument qui permet de lutter contre la conduite sous l’emprise de l’alcool par le contrôle du conducteur avant la mise en route du moteur.

Accidentologie en Meuse

Chiffres de l’accidentalité sur les 3 premiers semestres des années 2018, 2019 et 2020

Evolution à la baisse du nombre d’accidents, de tués et de blessés en 2020
  2018 2019 2020
Accidents 43 56 36
Tués 8 7 5
Blessés 37 81 39

Les facteurs des accidents mortels

Tout comme en 2018, les victimes des accidents mortels de 2020 se situent majoritairement hors agglomération et sur une route bi-directionnelle (un seul accident s’est produit en agglomération, en zone police).

En 2020, les erreurs de comportement sont à l’origine du décès des 5 victimes avec peut-être pour une d’entre elle, la présence du facteur « vitesse excessive » (enquête en cours).

L’alcool ou les stupéfiants, n’ont pas été des facteurs de ces accidents mortels, contrairement aux deux années précédentes où ces deux facteurs étaient largement représentés.

Les infractions relevées

Evolution à la baisse des infractions relevées en Meuse
  Premier semestre 2018 Variation 2018/2019 Premier semestre 2019 Variation 2019/2020 Premier semestre 2020
Infractions vitesse 5214 9,70 % 5720 -40,05 % 3429
Infractions alcoolémie 354 -11,86 % 312 -29,49 % 220
Infractions stupéfiants 194 28,35 % 249 -21,69 % 195
Total 3156 3,61 % 3270 -11,99 % 2878

Afin de poursuivre la lutte contre la délinquance routière, une opération de sécurité routière a été menée par les forces de l’ordre et l’observatoire départemental de la sécurité routière en présence du Préfet ce jeudi 2 juillet 2020.

Le préfet de la Meuse a effectué une visite d’un installateur d’éthylotests anti-démarrage (EAD), le garage « GREG AUTO » à Bar-le-Duc, l’un des deux installateurs agréés en Meuse, avec celui de la société « NOUVELLE POTERLOT » à Verdun.

Il a ensuite assisté à deux opérations de contrôles routiers, l’un à Vavincourt sur la D116, en zone gendarmerie, et l’autre à Bar-le-Duc au rond point de la Chanteraine, en zone police.

Les mesures nouvelles pour lutter contre l’insécurité routière

Chaque année, l’État mobilise près de 3,7 milliards d'euros afin de soutenir sa politique de Sécurité routière. Plusieurs mesures sont entrées en vigueur le 22 mai 2020 à la suite du décret n°2020-605 afin de lutter contre les incivilités routières dont celles renforçant la lutte contre les conduites addictives notamment dans le cadre de l’éthylotest antidémarrage (EAD).

Le renforcement de l’EAD

L’EAD est un instrument de mesure du taux d’alcool dans l’air expiré associé au système de démarrage d’un véhicule. Il empêche la mise en route du moteur si le taux d’alcool enregistré est supérieur à celui autorisé par la législation, soit 0,8 gr par litre de sang ou 0,4mg par litre expiré.

Ce dispositif permet de lutter contre les accidents liés à la conduite sous l’influence de l’alcool en contrôlant certains conducteurs avant le démarrage de leur véhicule.

1) Les conducteurs concernés

Le préfet a la possibilité, après le contrôle d’un conducteur présentant une alcoolémie comprise entre 0,8 gr et 1,60gr/l de sang (ou entre 0,4 mg/l et 0,80 mg/l d’air expiré), de limiter son droit de conduire à des véhicules équipés d’un EAD et, ce, pour une durée pouvant aller jusqu’à un an (depuis l’entrée en vigueur du décret précité, au lieu de six mois auparavant). C’est une mesure alternative à la suspension du permis de conduire.

Ce dispositif n’est pas proposé lorsque le taux d’alcoolémie est jugé trop élevé.

Le tribunal, au moment où le contrevenant lui sera présenté, pourra décider de prolonger cette obligation, pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans. Le tribunal pourra également tenir compte de l’installation de l’EAD pour déterminer le montant de l’amende (jusqu’à 4500 €).

2) Le type de véhicules éligibles

L’EAD ne concerne que les véhicules légers (automobiles). Il ne permet pas de conduire une moto, un poids lourd ou un véhicule de transport en commun. Il existe déjà des dispositifs EAD pour ces 2 dernières catégories, mais en aucun cas l’EAD administratif n’autorise leur conduite.

3) L’installation de l’EAD

L’EAD est un dispositif homologué. Il doit être mis en place dans le véhicule par un installateur agréé par la préfecture. Les frais d’installation et de fonctionnement de l’EAD sont à la charge du conducteur.

Deux professionnels sont agréés en Meuse:

- la société « GREG AUTO » située à Bar le Duc, agréée depuis le 04 mars 2020,

- la société «  NOUVELLE POTERLOT » située à Verdun, agréée depuis le 14 octobre 2020.

D'autres mesures sont entrées en vigueur le 22 mai 2020 

 - Lutter contre la tenue en main du téléphone pendant le temps de conduite

Si, en plus de téléphoner en conduisant, un conducteur commet une infraction au code de la route en matière de règles de conduite des véhicules, de vitesse, de croisement, de dépassement, d’intersection et de priorités de passage, il encourt une rétention de son permis de conduire.

Cette rétention pourra être suivie d’une suspension pour une durée maximale de 6 mois.

(En 2018, l’infraction du téléphone tenu en main a représenté plus de 400 000 contraventions. Cette mesure pourrait concerner environ 1 300 cas chaque année).

 - Protéger les piétons

Pour compléter le dispositif mis en place par la loi d’orientation sur les mobilités qui interdit les emplacements de stationnement sur 5 mètres en amont des passages piétons, les engins à deux ou trois roues n’ont pas le droit d’y être stationnés.

 - Alléger les conditions d’accès à la conduite supervisée

Désormais, après un échec à l’épreuve de conduite, chaque élève pourra accéder à la conduite supervisée sans délai, ni formalité si ce n’est obtenir l’accord de son assureur.

Toujours, dans le cadre du permis de conduire, le décret accroît la protection des inspecteurs ou examinateurs du permis de conduire en cas d’agression. Le préfet pourra interdire, à son auteur de repasser son examen pendant une période maximale de 2 mois.