La préfecture

 
 

L'hôtel de la Préfecture se signale par sa façade de style Renaissance dominant la Place Reggio. Cette façade est la partie la plus moderne de l'édifice qui a heureusement remplacé la commanderie des Antonistes.

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 Le quartier a été quelque peu transformé depuis la Révolution Française. Antérieurement, l' hôpital, fondé au XIème siècle, occupait l'emplacement de l'ancien commissariat de police et parallèlement à la voie qui est maintenant la rue d'Arros, s'élevait une petite église dédiée à Saint Denis.

En 1385, le Duc Robert de Bar confie aux chanoines de Saint Antoine en Viennois la gestion de l'hôpital et de la desserte de l'église. Il fit construire pour eux une maison qui, voisine de l'hôpital, constituait la commanderie de Saint Antoine de Bar.
 Dès 1791, l'administration du Département se fixe dans les anciennes dépendances du château devenues vacantes par la suppression de la chambre des comptes. Les bureaux étaient cependant éloignés de la ville et son accès était relativement difficile par temps de neige et de verglas. Afin de pallier ces inconvénients, l'administration projette de transférer son siège dans un quartier plus commode et choisit à cet effet la maison des Antonistes. Ce transfert n'a cependant lieu que sous l'impulsion du Préfet SAULNIER qui reprend le projet en 1800.
 En 1801, l'église Saint Denis, en partie en ruine, est rasée afin de permettre la construction des appartements du Préfet. Cet aménagement est également retardé faute de place et le Département acquiert l'hôtel Désandrouin (aujourd'hui occupé par l'imprimerie Saint Paul) à cet effet. La demeure restera la résidence du Préfet jusqu'en 1822.
 Les bâtiments de la Préfecture furent souvent occupés par les troupes étrangères lors des nombreuses invasions que subirent le Département et la Lorraine dans son ensemble. Lorsqu'en 1815 les prussiens quittèrent la région, le Conseil Général émit le vœu que la Préfecture et les appartements du Préfet soient réunis en un même lieu.

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En juin 1818, on confie à l'Architecte meusien Dubois le soin de dresser les plans des nouveaux bâtiments qui donneront désormais sur la rue du Bourg. Le portique à colonne de l'édifice fut longtemps l'unique entrée de la Préfecture de la Meuse.
 L'hôpital avait quant à lui été transféré, au cours des dernières années de l'Empire, à proximité de l'église Notre-Dame. Ses anciens locaux furent affectés au tribunal en 1823.

La Préfecture, la Mairie et le Palais de Justice, regroupés dans un étroit voisinage formèrent pendant presqu'un demi-siècle le centre administratif de Bar le Duc.

En 1850, on éleva la statue du Maréchal Oudinot sur la place de la Municipalité qui reçut à cette occasion le nom de Place Reggio. En 1868, la ville achète l'ancien hôtel du Maréchal, rue Lapique, et y établit le siège de l'actuelle Mairie. L'ancien hôtel de ville est détruit et permet à la place Reggio de prendre ses dimensions qu'on lui connaît encore aujourd'hui.

La façade de la commanderie des Antonistes était cependant découverte, salle et délabrée, si bien qu'on songea rapidement à l' abattre afin de faire place à une structure plus honorable. On confia, en 1906, cette restructuration à l'architecte Royer.
 Plusieurs hôtes de marque ont honoré la préfecture de leur visite. Ce fut d'abord, en 1825, la Duchesse de Berry puis, l'année suivante, le Prince-Président, allant à Strasbourg inaugurer la ligne de l'Est. En 1866, l' Impératrice et le Pince Impérial, se rendant à Nancy, furent reçus en Préfecture le 15 juillet.
 Le Président Carnot fit les honneurs de la Préfecture le 5 juin 1892. Le Président Poincaré, de par ses mandats de parlementaire et Conseiller Général du Département, était un habitué des lieux. Il y vint également lors d'une visite présidentielle le 17 août 1913 et le 13 avril 1919. André Maginot, originaire du Département, était également habitué de la Préfecture.
 Le 23 juillet 1950, M.Vincent AURIOL reçut à la Préfecture les corps constitués à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire du Président Poincaré.

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En 1999, sous l’impulsion de Michel CADOT, Préfet de la Meuse, le projet d’une restructuration de l’accueil et des services de guichet a vu le jour. Relayée par Bernard FITOUSSI, son successeur, cette opération destinée à améliorer le service rendu au public est aujourd'hui achevée.