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L'histoire de la Meuse
Les meusiens célèbres
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| Monde politique
et militaire |
OUDINOT Nicolas Charles Marie (1767-1847)
Né le 25 avril 1767 à Bar-le-Duc. Fils d'un brasseur,
il s'engage dans le régiment du Médoc de 1784 à
1787 où il obtient le rang de sergent. Elu Lieutenant-Colonel
des volontaires de la Meuse il repousse en 1793 une attaque prussienne
du château de Bitche et fait 700 prisonniers. Le 4 prairial
an II (23 mai 1794) il se fraie un passage à la baïonnette
à la bataille de Kaiserslautern, ce qui lui vaut le grade de
Général de Brigade. À la bataille de Neckerau,
il est blessé et fait prisonnier, pour être échangé
le 17 nivôse an IV (7 janvier 1796). Il est élu en 1803
député de la Meuse mais sans participer aux réunions
de la chambre. Il fait la sélection des soldats pour former
une division de grenadiers dans le corps de Lannes qui sera surnommée
« la colonne infernale » avec lesquels il se distingue
en prenant les ponts à Vienne. Pour son rôle décisif
à la bataille d’Austerlitz il est nommé Grand
Aigle. Nommé Comte d'Empire en 1808. Vainqueur à Pfaffenhofen
en 1809 et s’étant illustré à la bataille
de Wagram, il sera nommé Maréchal d’Empire en
1809 puis Duc de Reggio en 1810. Il est Grand Chancelier de la Légion
d'Honneur en 1839. Il meurt à Paris le 13 septembre 1847, en
ayant la charge des Invalides depuis 1842.
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EXELMANS Rémy Joseph Isidore (1775-1852)
Né le 13 novembre 1775 à Bar le Duc. En 1805, EXELMANS
était aide de camp du Maréchal MURAT avec le grade d'Adjudant-Commandant
; il se distingua en particulier a la bataille de Wertingen (8 octobre
1805) où il dut coordonner l'action de plusieurs divisions de
cavalerie en attendant l'arrivée du Maréchal et fit preuve
d'une remarquable bravoure : il fut dès le lendemain félicité
par l'Empereur et fait Officier de la Légion d’Honneur.
À la fin de la campagne de 1805, il fut nommé Colonel
du 1er régiment de chasseurs à cheval, à la tête
duquel il servit en 1806 et 1807 sous le Maréchal DAVOUT, se
distinguant notamment à Auerstaedt et à Eylau. En 1815,
il commande le IIe Corps de cavalerie, placé sous le commandement
supérieur du maréchal Grouchy : il participe donc à
la bataille de Ligny, mais pas à celle de Waterloo. Par contre,
il peut être crédité de l'ultime victoire de la
période impériale : après l'abdication de Napoléon,
mais avant que l'armistice ne soit signée, il écrasa une
brigade prussienne lors du combat de Rocquencourt (1er juillet 1815).
Sous la Deuxième République, il fut élevé
à la distinction de Maréchal de France.
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MAGINOT André (1877-1932)
Bien que né à Paris le 17 février 1877, André
MAGINOT est issu d’une famille dont les traces remontent au début
du 18ème siècle dans les annales de Revigny-sur-Ornain.
Après de brillantes études, il réussit à
la fois le concours d'entrée à sciences politiques et
à la faculté de droit. Après son service militaire
effectué à Bar-le-duc au 94ème R.I., il présente
le concours d'auditeur au conseil d'état où il est reçu
à 24 ans. Deux ans plus tard, il est haut fonctionnaire en Algérie
où il gravit rapidement les échelons pour devenir conseiller
adjoint du gouvernement puis directeur de l'intérieur. En 1909,
33 ans, il commence une carrière politique en se faisant élire
Conseiller Général du canton de Revigny-sur-Ornain puis
Député de Bar-le-duc. Il le restera jusqu'à sa
mort étant constamment réélu à chaque consultation.
Le 2 août 1914, à la déclaration de guerre, bien
que sa fonction de député l'exempte du conflit, il s'engage
à 37ans comme 2ème classe du 44ème régiment
d'infanterie territoriale à Bar-le -duc. Il prend part à
de nombreux combats, et sera notamment très gravement blessé
(rotule éclatée, tibia fracturé). Après
une année passée au Val de Grâce, ne pouvant reprendre
du service, il reprend ses activités politiques. Il est Ministre
des colonies et membre du Comité de Guerre mais il s'intéresse
à tout ce qui touche les blessés de guerre et il deviendra
le président de la Fédération Nationale des Mutilés
qui deviendra la Fédération Maginot en 1953. En 1920,
il est appelé à créer le Ministère des Pensions.
Il est à l'origine de la carte du combattant. En 1925, le Ministre
de la Guerre Paul PAINLEVE crée la commission de défense
des frontières. Celle-ci se prononce pour des fortifications
permanentes afin de barrer les voies traditionnelles d'invasion de Belfort
à Longwy. En 1927, le tracé définitif est établi
et c’est André MAGINOT, devenu Ministre de la Guerre en
1929, qui défendra le projet pour obtenir les crédits
nécessaires. Il laissera son nom à cette célèbre
ligne de fortifications. Il est également à l'origine
du soldat inconnu et c'est lui qui le premier alluma la flamme sous
l'arc de triomphe. Il décède le 7 janvier 1932 à
Paris.
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POINCARE Raymond (1860-1934)
« Bar le Duc, qui sous tes toits modestes donna le jour à
plus d'un fier soldat, espérais-tu que tes sites agrestes verraient
un jour naître un homme d'Etat ? » " (Louis MULLER,
"Cœur de Lorrain")
Né le 20 août 1860 à Bar le Duc, Raymond POINCARE
a exercé dès l'âge de 23 ans, jusqu'à sa
mort, le 15 octobre 1934, les plus hautes fonctions publiques, tant
au niveau local qu'au niveau national. Député, Sénateur,
Ministre puis élu Président du Conseil Général
de la Meuse en 1910, 1920 et 1930, il fut également nommé
Chef du Gouvernement en 1912, 1922 et 1926 et accéda à
la Présidence de la République en 1913. Ses engagements
ont toujours été dictés par l'idée de la
grandeur de la France, de son indépendance et les concepts de
liberté et de justice.Lors des années difficiles de la
Grande Guerre, il a su prendre les décisions qui s'imposaient,
en nommant notamment à la tête du gouvernement en 1917
Georges CLEMENCEAU, son principal adversaire. Dans les années
20, en tant que Président du Conseil, il a su préserver
l'indépendance et la solidité économique du pays
en mettant fin à la spéculation qui attaquait le Franc.
De la politique et du service de l'Etat, il disait :
« ...le service de la République doit être une
chose sacrée. La politique ne tient pas toute entière
dans la recherche des intérêts matériels. Ce qui
nous vient des sommets, c'est la justice, c'est l'amour de la vérité,
c'est le respect de la conscience humaine, c'est la foi dans les destinées
de la Patrie. La politique digne de ce nom, c'est celle qui ne se sépare
jamais de ces sentiments et y trouve sa grandeur.... »
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ERRARD Jean (1554-1610)
Né à Bar le Duc en 1554 dans une famille de notable, Jean
ERRARD était un mathématicien et un architecte militaire,
qui, converti au protestantisme, s’est engagé au service
du roi de France Henri IV. Introducteur en France de la fortification
italienne, il est ainsi un précurseur de Vauban. Il décède
à Paris en 1610.
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GERARD Etienne-Maurice (1773-1852)
Né le 4 avril 1773 à Damvillers. Mort à Paris le
14 avril 1852. Ayant gravi tous les échelons de la carrière
militaire (Général en 1806, nommé Baron d’Empire
en 1809 et Comte en 1813). En 1830, il est nommé Ministre de
la Guerre sous Louis-Philippe et promu Maréchal de France. En
1831, il est envoyé en Belgique pour repousser les Hollandais
qui menacent l'indépendance belge. En 1838, il sera nommé
Commandant en Chef de la Garde Nationale.
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MARGUERITTE Jean-Auguste (1823-1870)
Né à Manheulles le 15 janvier 1823 et décédé
au Château de Beauraing en Belgique le 6 septembre 1870 après
avoir été blessé mortellement quelques jours auparavant
sur le champs de bataille de SEDAN. De simple soldat, il s'est élevé
par son mérite et sa bravoure aux plus hauts grades de l'armée
: il devint général de division à 47 ans, réalisant
ainsi une formidable ascension sociale. Jean-Auguste MARGUERITTE donna
son nom à un Lycée de Verdun.
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LEBEL Nicolas (1838-1891)
Né le 18 août 1838, à Saint-Mihiel. Intéressé
par la carrière militaire, il intègre l'école
militaire spéciale de St-Cyr en 1855. En 1857, il intègre
le 58e régiment d'infanterie de ligne comme Sous-Lieutenant.
Durant la Guerre franco-prussienne de 1870, alors Capitaine et commandant
de compagnie, il combat avec courage mais, le 1er septembre, il subit
le sort de toute l' armée de Sedan et part en captivité
en Allemagne. Libéré après le traité de
Francfort, il retrouve un commandement à Tours, durant les
années de réorganisation de l'armée française
qui fait suite à la défaite. Nommé Chef de Bataillon
1876, LEBEL devient chef d'un cours de tir et se passionne pour l'armement
d'infanterie. Ses compétences sont vite reconnues et en 1883,
le Ministre de la Guerre (le Général Jean THIBAUDIN)
lui confie la direction d'une Commission des Armes à Répétition
avec pour objectif d'élaborer un nouveau fusil de fantassin.
La commission finit par adopter la proposition des Colonels GRAS et
BONNET, officiellement baptisé fusil modèle 1886, mais
très vite renommé Lebel modèle 1886. LEBEL est
ensuite nommé Colonel en 1887 mais à cause de problèmes
cardiaques, il obtient sa retraite en 1890, se reconvertissant dans
le civil comme Inspecteur du Trésor à Vitré,
où il meurt l'année suivante, le 6 mai 1891. Il a également
été nommé Commandeur dans l'Ordre National de
la Légion d'Honneur.
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| Monde artistique |
RICHIER Ligier (1500-1567)
Ligier RICHIER est né à Saint-Mihiel vers 1500 et mort
à Genève en 1567. On lui doit un certain nombre d'œuvres
toutes plus remarquables les unes que les autre dont notamment la statue
de René de Chalon : Le Transi (1547) squelette dressé
et décharné visible à Bar le Duc dans l'Eglise
St Etienne. Avec le Sépulcre de Saint-Mihiel, on retrouve les
influences italiennes de l'Artiste. Son œuvre considérable,
est d’inspiration religieuse.
Son fils, Gérard et deux de ses petits-fils furent également
sculpteurs.
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Wlodomir KONARSKI
Né à Auxerre le 24 juin 1852, Wlodimir KONARSKI est issu
d'une famille qui a fuit la Pologne au moment de la Révolution
de 1830. Il fait des études de droit et est nommé conseiller
de la Préfecture de la Meuse où il restera tout au long
de sa carrière.
On lui doit de nombreux articles sur la ville de Bar le Duc à
laquelle il a consacré une grande partie de son temps en dépouillant
scrupuleusement les archives la concernant. Il est également
l'auteur de dessins que l'on retrouve dans deux ouvrages publiés
après sa mort le 28 juin 1906. ( A travers le vieux Bar
et Mélanges).
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THEURIET André (1833-1907)
Né en 1833 à Marly le Roi (Yvelines), André THEURIET,
qui était meusien par sa mère, passa en grande partie
son enfance à Bar le Duc où il suivit ses études
au collège Gilles de Trèves.
Il a publié plusieurs recueils de vers qui furent couronnés
par l'Académie Française et a collaboré à
divers journaux politiques ou illustrés ; il a fait paraître
une quarantaine de romans, de contes et de nouvelles et donné
Jean-Marie, La Maison des deux Barbeaux à l'Odéon et
Raymonde au Théâtre-Français. Il a obtenu, en
1880, le prix Vitet à l'Académie où il fut élu
le 10 décembre 1896 en remplacement d'Alexandre DUMAS fils,
et reçu le 9 décembre 1897 par Paul Bourget. Membre
de la Commission du Dictionnaire et de la Commission de la réforme
de l'orthographe. Il laisse de nombreux écrits (la Chanoinesse,
Véronique, Sauvageonne…) dont l'action se déroule
en pays Barrois ou Argonnais. Il décède à Bourg
la Reine en 1907.
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IPOUSTEGUY Jean (1920-2006)
De son vrai nom Jean ROBERT, IPOUSTEGUY (du nom de jeune fille de sa
mère) est né à Dun sur Meuse en 1920. D'abord versé
dans la peinture, qu’il a étudié aux cours du soir
de la ville de Paris en 1938, il se dirige ensuite en 1953 vers le dessin
et l'aquarelle, puis dans l'écriture. Mais c’est dans la
sculpture avant tout qu’il va s’épanouir. Son œuvre
s'éloigne très vite des lignes pures inspirées
par Henri Georges ADAM, pour un style plus abrupt qui fait sa renommé
mondiale. Revenu en Meuse à la fin de sa vie, là où
étaient ses racines, il s’est éteint à Doulcon
le 8 février 2006.
Site officiel de
Jean IPOUSTEGUY
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BASTIEN-LEPAGE Jules (1848-1884)
Jules BASTIEN-LEPAGE est né à Damvillers le 1er novembre
1848. Il a tôt pris goût au dessin, et ses parents ont stimulé
sa créativité en achetant des copies de peintures pour
qu'il les reproduise. A 9 ans, il était un artiste très
doué au crayon; il fréquenta le séminaire de Verdun
où il obtint tous les prix de dessin. Il décida d'être
un grand peintre, et a été par la suite envoyé
à Paris, où tous les étudiants d'art commençaient.
Il a étudié et travaillé avec Cabanel jusqu’à
l’été 1870. Il a été mobilisé
et a combattu lors de la guerre franco-prussienne de 1870. En 1879,
BASTIEN-LEPAGE a reçu la Croix de la Légion d'Honneur
pour sa peinture de la célèbre comédienne Sarah
BERNHARDT. Ce fut un portraitiste de très haute qualité.
Jules BASTIEN-LEPAGE s'est attaché à retracer la vie des
paysans meusiens dans un style réaliste, dépouillé
de sentimentalisme ou d'héroïsme. Celui que HUYSMANS traitait
de "Grévin de cabaret" assouplit bientôt son
académisme et se montra tenté par les audaces de MANET
sur les conseils de son ami ZOLA. Il décéda à Paris
en 1884.
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DEBRAUX Paul Emile
est né le 30 août 1796 à Ancerville d’une
famille originaire de Sommelone. Chansonnier célèbre du
début du 19ème siècle, il est l’auteur
de nombreuses chansons populaires qui eurent une grande vogue telles
que « Marengo », « la Colonne », « le
Prince Eugène », « le Mont St-Jean », «
Soldat, t'en souviens-tu ? ». Mais c’est surtout sa chanson
« Fanfan la Tulipe » qui est passée à la postérité.
P . E. Debraux faisait partie de cette catégorie d’artistes
populaires qui raillaient les institutions dans ce qu’on appelait
alors les goguettes, en utilisant le moyen de communication de l’époque,
à savoir le texte chanté. Les goguettes, apparues vers
1815, étaient des lieux festifs où s’exprimait néanmoins
une certaine liberté de parole grâce aux chansonniers.
Paris et sa banlieue en ont compté jusqu’à près
de 500. Elles ont commencé à disparaître à
partir de la deuxième moitié du 19ème
siècle. A noter que P.E Debraux a été condamné
en 1822 à 1 an de prison et 16 Francs d'amende pour outrage aux
institutions et aux bonnes mœurs. Malgré ses succès,
il est mort de la tuberculose, dans la misère, à Paris
le 12 février 1831. Il fut enterré civilement le 14 février
et inhumé en fosse commune au cimetière du père
Lachaise à Paris.
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LEMAGNY Paul
est né le 11 février 1905 à Dainville, d'une famille
Lorraine. Fils d'un garde-forestier, son enfance se passa dans la nature.
Après des études secondaires effectuées au Lycée
Poincaré de Bar le Duc, il est fait bachelier de philosophie,
mais, dessinant depuis toujours, il part suivre des cours à l'Ecole
de Beaux-Arts de Valenciennes où il apprend la gravure. Ensuite,
ce fut l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris. Son talent est vite
reconnu. Un Premier Grand Prix de Rome, en 1934, lui permet un séjour
de quatre années, comme pensionnaire, à la Villa Médicis
où il prend note sur note, récoltant des centaines d'études.
Son œuvre, appréciée des amateurs du monde entier,
comporte plus de 2000 réalisations (gravures, dessins, ouvrages
illustrés, portraits). Il a ainsi illustré par ses gravures
« Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire (en 1949) », «
Les Chefs-d'Oeuvres de Pierre Corneille (en 1945) », « Regain
(en 1947) et Le Chant du Monde (en 1954) de Jean Giono » ou encore
les « Contes et Nouvelles de Jean de La Fontaine (en 1950) ».
Il grava également de nombreux et fort beaux timbres. Son intelligence,
sa culture et son goût de transmettre, le font nommer professeur
de dessin à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il fut élu
à l'Académie des Beaux-Arts en 1949. Il décède
à Versailles en juillet 1977.
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| Monde technologique et industriel |
CUGNOT Nicolas-Joseph (1725-1804)
Issu d’une famille de cultivateurs, Nicolas-Joseph CUGNOT naît
le 26 février 1725 à Void. Ingénieur militaire,
il crée en 1769 son premier Fardier, engin à vapeur
destiné à remplacer les attelages de l'Artillerie en
campagne. En 1770, il dessine les plans d'un nouveau Fardier que le
roi Louis XV décide de financer. Au cours d'un essai à
Vanves, en présence du Roi, le Fardier n°2 heurte un mur.
En 1771, Cugnot réalise le Fardier n°3 qui est actuellement
déposé au Conservatoire National des Arts et Métiers,
à Paris. Néanmoins, privé de ses soutiens CHOISEUL
et GRIBEAUVAL, CUGNOT n’arrive pas à intéresser
le nouveau ministre de la guerre et son prototype tombe dans l’oubli.
Il est un des grands précurseurs de la traction automobile
à vapeur. Il meurt à Paris le 2 octobre 1804.
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Le Fardier de Cugnot
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MICHAUX Pierre (1813-1883)
Né à Bar le Duc le 26 juin 1813, Pierre MICHAUX, d'abord
apprenti serrurier, quitte la Meuse pour Paris à 14 ans. Embauché
chez un carrossier, il apprend son métier sur les routes du
compagnonnage. Revenu en Meuse, il s'installe d'abord à Commercy
mais rejoint de nouveau la capitale où il exerce le métier
de réparateur de fiacres. C’est en réparant une
draisienne en 1860 que Pierre MICHAUX et son fils, Ernest, pensent
à installer des cale-pieds sur la roue avant de l'engin afin
de pouvoir manoeuvrer sans mettre le pied à terre. Après
plusieurs modifications du procédé, la pédale
était née. Ils imaginent également la mise au
point d’un bâti en fonte au lieu de bois, le frein à
patin, ainsi que la selle réglable. En 1868, ils déposent
le brevet de la pédale qui équipe leur « Michauline
». En 1869, ils vendent leur brevet aux frères OLIVIER
qui fondent la Compagnie Parisienne. Dès lors, le vélocipède
connut très vite un fort engouement tant en ville qu'à
la campagne.
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Le vélocipède Michaux |
BRACONNOT Henri (1780-1855)
Né à Commercy le 29 mai 1780. Il fut placé à
13 ans comme apprenti dans une pharmacie de Nancy où il apprit
la pharmacie et la chimie. Après avoir étudié la
médecine à Paris, il conduisit des recherches sur les
fossiles. De 1802 à sa mort, il vécut à Nancy où
il fut nommé directeur du jardin botanique. En 1823, il fut nommé
membre correspondant de l’Académie des Sciences de Paris.
Il se spécialisa dans la chimie des plantes et dans l’étude
des graisses. On lui doit les découvertes de la légumine,
de l’acide pyrogalique, ou encore de la bougie stéarique.
Il est mort à Nancy le 15 janvier 1855.
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