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Archéologie sur la déviation RN135 à Velaines : des occupations du Néolithique au Moyen-Âge

 
 
Archéologie sur la déviation RN135 à Velaines : des occupations du Néolithique au Moyen-Âge


L’Inrap fouille à Velaines (Meuse), sur prescription de l’État, en amont de la déviation RN135 dont la construction est portée par la Dreal. Entre Tronville-enBarrois et Ligny-en-Barrois, presque dix hectares seront fouillés, touchant les périodes du Néolithique au Moyen-Âge, dont une nécropole mérovingienne. Les fouilles sur le terrain dureront jusqu’en novembre 2021. Ces opérations archéologiques permettent d’appréhender l’histoire de l’occupation humaine en Meuse, un département rarement exploré par l’archéologie sur une telle étendue.

La Meuse, un département peu connu archéologiquement
L’aménagement de la déviation RN135 à Velaines offre la possibilité d’explorer un secteur peu connu archéologiquement. Dans le secteur, seul le site gallo-romain de Nasium fait l’objet de campagnes de fouilles programmées. Les six fouilles prescrites sur le tracé de la RN 135 suscitent donc beaucoup d’attentes. Les 46 hectares appréhendés par les archéologues de l’Inrap en phase de diagnostic, fin 2019, ont révélé une occupation humaine ancienne qui s’étale sur 4500 ans. Les fouilles commencent à livrer des vestiges datant du Néolithique final (3500-2900 avant notre ère) jusqu’au XIe siècle. Étonnamment, les archéologues ne relèvent pas
pour l’instant de vestiges gallo-romains malgré la proximité de Nasium. Les occupations étudiées lors des six fouilles en cours ou à venir concernent principalement des périodes du Néolithique, de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer. Les chercheurs se concentreront sur l’évolution des habitats, dont certains sur une vaste emprise. Une nécropole à inhumations du Moyen-Âge est également mise au
jour.

Une nécropole mérovingienne
Sur ce tracé de la déviation RN135, les archéologues de l’Inrap ont la rare occasion de fouiller un espace funéraire du Haut Moyen-Âge, plus précisément du VIe siècle, quasiment dans sa totalité. Un intérêt décuplé par le fait que cet ensemble se situe dans un secteur qui, jusqu’alors, n’avait pas livré de nécropole importante. Regroupant entre 300 et 400 tombes, les sépultures de la nécropole mérovingienne sont organisées en rangées assez régulières, majoritairement orientées sud-ouest / nord-est. La population inhumée regroupe toutes les catégories d’âge et de sexe. Les éléments ou objets associés aux défunts permettent de mieux appréhender la période.
Étant donné la sensibilité de ces vestiges, la fouille est gardiennée jour et nuit, weekend compris, avec maîtres-chiens, jusqu’à l’issue de l’opération archéologique. Afin de suivre la progression de cette fouille qui durera jusqu’en juillet, une nouvelle visite réservée à la presse sera proposée ultérieurement. Elle permettra de faire le point sur les premiers constats anthropologiques et éventuelles particularités de la population inhumée.