Communiqués de presse

Influenza aviaire - Changement du niveau de risque épizootique

 
 
Influenza aviaire - Changement du niveau de risque épizootique

  

La situation épidémiologique vis-à-vis de l’influenza aviaire est de plus en plus préoccupante en Europe. En France, depuis le début de l’été, plusieurs centaines d’oiseaux morts du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène ont été recensés principalement sur le littoral ouest de la France. Des mesures de protection et de surveillance renforcées ont dès lors été mises en place par les préfets pour tenter de protéger les élevages. Épargnés jusqu’à la fin juillet, les élevages de volailles sont désormais touchés avec, à la date du 29 septembre, 18 foyers en élevages confirmés dans 11 départements dont la Meuse, signe d’une persistance du virus dans l’environnement.

Au vu de cette évolution, et de la probable persistance du virus dans la faune sauvage (migratrice et non migratrice), le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a décidé d’élever le niveau de risque. Depuis le 2 octobre, le niveau de risque est passé de faible à « modéré » sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce cadre, des mesures spécifiques s’appliquent à compter du 02 octobre 2022 sur les 140 communes du département de la Meuse située en Zones à Risque Particulier (communes des zones humides, traversées par les couloirs de migration des oiseaux sauvages dont la liste figure en annexe):

  • La mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux et des basses-cours. Pour rappel, la mise à l’abri consiste en la claustration des volailles ou autres oiseaux captifs ou leur protection par un filet avec réduction des parcours extérieurs.
  • L’interdiction des rassemblements d’oiseaux et la participation des oiseaux originaires de ces zones à des rassemblements dans le reste du territoire national.
  • L’interdiction du transport et du lâcher de gibiers à plumes sauf dérogation à demander auprès de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP).
  • Le transport et l’utilisation des appelants sont soumis à restriction selon les catégories de propriétaires ou détenteurs d’appelants.

Pour l’ensemble des communes du département de la Meuse, la surveillance quotidienne des animaux est obligatoire dans tous les lieux de détentions d’oiseaux. Toute mortalité doit être signalée à un vétérinaire ou à la DDETSPP.

Pour éviter tout risque de diffusion du virus à d’autres élevages, des zones réglementées de protection (ZP), de surveillance (ZS), et de contrôle temporaire (ZCT) ont été instaurées par arrêtés préfectoraux. L’ensemble des mesures prévues pour ces zones .

Les mesures générales de prévention sanitaire et notamment les mesures de biosécurité sont plus que jamais nécessaires. Les professionnels comme les particuliers sont invités à les respecter : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers .

Il est rappelé que l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viande d’origine aviaire, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire.

En complément, ci-dessous, le communiqué de presse du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire :

> CP IAHP_Elevation niveau de risque - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 2,18 Mb